Jean-Marie Fiévet, député LREM de la 3ème circonscription des Deux-Sèvres fait partie des 266 députés qui se sont prononcés en faveur de l’accord de libre-échange (CETA) très critiqué par les agriculteurs des Deux-Sèvres.

Lors du débat préalable aux élections européennes qui avait eut lieu à Bressuire, Arnaud Humbert, Délégué Départemental du Rassemblement National des Deux Sèvres avait mis en garde:

Le CETA était une aberration pour l’agriculture française. Il va permettre à des produits alimentaires d’arriver chez nous alors qu’ils ne sont pas imposés par les mêmes normes sanitaires et de traçabilité que les nôtres. C’est aussi une aberration par rapport à la COP21 de faire traverser l’Atlantique à des produits que nous sommes capables de produire ici. ” 

Jean Marie Fievet avait botté en touche, affirmant devoir travailler sur la question avant de prendre une position définitive. C’est finalement le doigt sur la couture du pantalon qu’il a opté en faveur du CETA.

Son confrère LREM, le député Guillaume Chiche  s’est contenté de s’abstenir après avoir communiqué sur les dangers de cet accord. Une position d’eau tiède qui reflète le manque de sincérité politique et son incapacité à s’opposer au président de la République.

Gageons que les éleveurs et agriculteurs des Deux-Sèvres sauront s’en souvenir lors des prochaines élections législatives, on ne peut pas affirmer soutenir les éleveurs deux-sévriens et “en même temps” voter pour un traité qui va les mener à l’abattoir!

Des risques majeurs

Risques sanitaires, risques écologiques, risques climatiques…les zones d’ombre du traité commercial entre les deux continents sont pourtant avérés :

  • Hausse de la pollution liée aux importations et exportations.
  • Difficulté pour les États de légiférer face aux droits des investisseurs, les états resteront faibles.
  • Les importations pourraient empêcheront le développement de la production locale et des circuits courts.
  • Affaiblissement des normes. celles du canada sont moins contraignantes que celles de la France.

 

Le Rassemblement National n’abdiquera pas tant qu’il restera une chance de sauver nos éleveurs et leurs familles.

Nous sommes convaincus que les sénateurs, qui doivent maintenant étudier cet accord, sauront faire le bon choix et refuser de le ratifier en le renvoyant sur les bancs de l’Assemblée nationale.

Nous resterons mobilisés et irons de nouveau à la rencontre des députés qui ont voté en faveur du CETA pour les convaincre qu’ils se trompent… si toutefois ces derniers acceptent un débat démocratique face à leurs opposants politiques!

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