Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du RN, député français au Parlement européen

À partir de ce mercredi débute une grève des sapeurs-pompiers, et ce jusqu’à la fin de la période estivale. Grève bien entendu symbolique en raison du service minimum qui leur est imposé, mais qui est révélatrice d’un ras-le-bol qui doit être pris en compte et entendu. Avec les urgentistes, c’est toute la chaîne du service public de secours qui est en crise et au bord de la rupture.

Leurs demandes sont parfaitement justifiées : obtenir davantage d’effectifs et de moyens pour faire face au nombre d’interventions constamment en hausse, et une revalorisation des primes à la hauteur des risques pris. Les carences de l’Etat dans tous les domaines font d’eux les derniers recours pour des situations qui ne relèvent pas de leur compétence, entraînant une sur-sollicitation qui nuit à leur efficacité.

Autre exaspération : la hausse des agressions qu’ils subissent régulièrement au cours de leurs interventions. Enième cas encore hier à Noyelles-lès-Vermelles dans le Pas-de-Calais, où les pompiers ont été violemment agressés par plusieurs individus, dont l’un armé d’un couteau. A Paris, les agressions visant les sapeurs-pompiers ont augmenté de 60% entre 2017 et 2018…

Que ce soit lors des grandes interventions médiatisées comme l’incendie de Notre-Dame, ou à l’occasion des milliers d’interventions du quotidien, les Français sont extrêmement reconnaissants et admiratifs du courage et de l’héroïsme de nos sapeurs-pompiers. Le gouvernement doit cesser avec le mépris et arrêter de faire la sourde oreille à leurs revendications légitimes.