Être estampillé La République en Marche est un fardeau de plus en plus difficile à porter!  Avant d’avoir voté contre le discours de politique générale du Premier ministre Jean Castex, le 15 juillet, le député des Deux Sèvres Guillaume Chiche brocarde la politique de Macron et quitte le mouvement grâce auquel il avait été élu !

En 2016, après 10 ans de militantisme au moribond Parti Socialiste PS, il avait abandonné ses troupes afin de se faire élire sous l’étiquette du nouveau mouvement d’Emmanuel Macron. Il argumente que Macron avait promis beaucoup de choses mais que les actes n’ont pas suivis suite au mouvement des Gilets jaunes.

En bon opportuniste, il déclare que ” faire un choix pour la présidentielle, est trop tôt. Une chose est sûre, je soutiendrai un candidat qui aura un véritable projet de société. Aujourd’hui, on ne sait pas où on va ”

Cette démarche est le dernier coup porté aux effectifs de LREM à l’Assemblée nationale. En trois ans, le parti d’Emmanuel Macron, arrivé hégémonique avec 314 députés (sur 577), a perdu 33 élus soit 11% de ses effectifs.

Avec 281 élus désormais, il ne dispose plus d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale mais pourra toujours compter sur ses 46 alliés du Modem et les 17 du groupe «Agir ensemble» pour adopter les textes de loi.

Exclus ou partis d’eux-mêmes, les ex-Marcheurs ont modifié le visage de l’hémicycle. Ils ont permis la création d’un huitième (Liberté et Territoire, en octobre 2018), d’un neuvième (Ecologie Démocratie et Solidarité, en mai 2020) à l’Assemblée nationale, puis d’un dixième groupe politique (Agir ensemble, en mai 2020), qui n’en a jamais compté autant sous la Ve République.

Guillaume Chiche rejoint donc la longue liste de députés qui ont déserté la République en Marche qui fait de plus en plus figure de radeau de la méduse…