A Bressuire, les habitants et commerçants s’inquiètent, à juste titre, de la recrudescence de la violence qui a émaillé la saison estivale.

Jets de pierres sur des voitures de patrouilles de gendarmerie dans le quartier Valette, actes de dégradation, coups de couteaux, rixes , la commune de 20.000 habitants a fait régulièrement la une des informations locales.

La vision angélique de la municipalité qui a investit des sommes considérables et fait de nombreuses choses pour tenter d’occuper les quelque 12 000 jeunes  du Pays du Bocage Bressuirais trouve ses limites. Dans le quartier de la gare notamment les commerçants sont sur les nerfs. “On se fait régulièrement agresser verbalement. Il y a des jeunes qui se pointent et qui s’allongent sur les tables de ma terrasse “, raconte l’un d’eux. Et quand on leur demande de se lever, ils deviennent agressifs décrit un gérant de restauration rapide.

De nombreux établissements, supermarchés et autres grandes surfaces ont pris des agents de sécurité pour tenter de faire face à cette montée de la violence . Certains commerçants du quartier de la gare se disent prêts à montrer une “milice” si la mairie ne prend pas ses dispositions

Pour autant la mairie ne semble toujours pas prendre la mesure du problème , puisque la ville a recruté un unique policier municipal pour permettre d’élargir les horaires de patrouilles. La collectivité a également commandé dix caméras de surveillance, en plus des vingt-deux caméras déjà en place, des décisions qui semblent dérisoires et qui ne changeront rien aux incivilités que subissent les commerçants de Bressuire.

Les fauteurs de troubles sont pourtant  identifiés depuis longtemps, les commerçants pointent notamment un groupe de jeunes du quartier Valette mais également  des jeunes venus des cités de Paris, Strasbourg ou Marseille.  Qu’attendent-ils pour aller les chercher au saut du lit ?